Dernier volet de la série de reportages « Retour en Australie », un an après les mégas-feux, où les techniques traditionnelles des feux aborigènes commencent à faire école pour la prévention des incendies.

Partout, dans les campagnes des Nouvelles Galles du Sud, des panneaux indiquent le risque de bushfires
Partout, dans les campagnes des Nouvelles Galles du Sud, des panneaux indiquent le risque de bushfires © Radio France / Giv Anquetil

Au cours de leurs dizaines de milliers d’années d’occupation continue de ce territoire, les quelques 500 peuples aborigènes ont développé une pratique des feux qui a façonné leur paysage. Et inversement, les régions du Sud-Est qui ont flambé durant le Black Summer 2019-2020 étaient pour beaucoup celles où la végétation originelle avait le plus changé en 232 ans de colonisation. Si bien que la commission d’enquête parlementaire sur les incendies, encourage maintenant pompiers et pouvoirs publics à s’inspirer des techniques de brulis traditionnels des aborigènes, qui, en brûlant préventivement des zones, diminuent les dégâts quand vient la saison des feux. 

Un savoir-faire qui a failli se perdre avec la colonisation et les discriminations que subissent encore les 5% d’aborigènes, peuple premier sur cette terre, mais aussi premier en taux d’incarcération et de suicide. Rencontre avec Vannessa Cavanagh, chercheuse à l’université de Wollongong et spécialiste de la pratique des feux aborigènes. 

Vanessa Cavanagh, aborigène Bundjalung et Wonnarua, est chercheuse à l'université de Wollongong
Vanessa Cavanagh, aborigène Bundjalung et Wonnarua, est chercheuse à l'université de Wollongong © Radio France / Giv Anquetil
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