C’est du grand et prestigieux vignoble champenois dont parle ce matin Arnaud Daguin. Est-ce à dire que même les grands terroirs ont besoin de l’agro-écologie ?

On peut le dire et la preuve c’est que ce n’est pas moi seulement, le vieux cuistot détoqué, qui le dis mais des personnes hautement concernées. Des personnes comme Jérôme Courgey par exemple. Jérôme est directeur des vignobles dans la grande maison Lanson et je lui ai demandé quels étaient les problèmes à résoudre, en Champagne notamment.

Quand je radote en disant que nous perdons nos sols agricoles, que nous fabriquons du désert, ce n’est pas une image, c’est la réalité. Toute notre agriculture est concernée par l’érosion et ce, au moins autant que par la chimie. 

Alors quelles solutions en face de tels dangers ? Plus de minéraux dans le sol, plus d’organismes vivants. Le voilà encore le mot-clef : le vivant. On voit bien ici aussi en Champagne que la bonne piste c’est tout ce qui peut favoriser et optimiser la vie du sol. Et les arbres, éradiqués, maltraités depuis des décennies commencent à revenir au cœur du système.

Tous les acteurs concernés par l’agro-écologie savent la place primordiale de l’arbre dans le vivant et donc dans la production agricole elle-même. Alors j’ai eu envie de demander à Jérôme Courgey comment il voyait l’évolution de son terroir en particulier et des terroirs viticoles en général pour les temps à venir.

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  • Arnaud DaguinAncien chef étoilé, expert en stratégie alimentaire
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