Présenté le 24 juin aux partenaires sociaux par le président de la République, un nouveau dispositif de chômage partiel, ou Activité Partielle de Longue Durée (APLD) entre vigueur ce mercredi 1er juillet.

Chômage partiel : qu'est-ce que ça change ?
Chômage partiel : qu'est-ce que ça change ? © Getty / Witthaya Prasongsin

La promesse de ce plan gouvernemental est de garantir une sécurité d’emploi pour plusieurs centaines de milliers de salariés jusqu’à la fin de l’année 2020 tout en soutenant la pérennité économique des entreprises.

Comment les nouvelles dispositions vont-elles impacter à la fois les entreprises et les salariés ?

Ce dispositif sera-t-il une béquille suffisante pour lutter contre la crise qui plane au-dessus de l'économie française telle une épée de Damoclès ?

Ces trois derniers mois, le chômage partiel est devenu l'outil principal de lutte contre le ralentissement économique engendré par la crise sanitaire. Permettant de pallier à  l'arrêt brutal des activités d’une entreprise tout en évitant les licenciements, ce dispositif a été largement étendu pendant le confinement et son cadre légal s’apprête à être de nouveau modifié.

La durée du chômage partiel passe ainsi à six mois et celui-ci peut être renouvelé quatre fois. Un salarié pourra donc voir son activité réduite à 40% de son temps de travail habituel pendant un maximum de 2 ans, tout en conservant son emploi.

Cela se traduira cependant inévitablement aussi par une baisse significative du salaire de l’employé.

Quelles conséquences sont-elles alors à prévoir pour le budget des français ?

Du côté des entreprises, ce plan semble profiter plus largement aux grands groupes qu’au plus petites structures. S’il peut représenter une réelle solution pour les organismes disposants de services RH adaptés, les petites et moyennes entreprises ne disposant pas de représentants des salariés peuvent éprouver des difficultés à entrevoir l’avenir de leur activité sur les 6 prochains mois et se retrouver lésées par ce nouveau système.

Comment l’Etat prévoit-il ainsi de soutenir les entreprises pour arriver à atteindre les chiffres annoncés de centaines de milliers de salarié couverts d’ici fin 2020 ?

Les plus sceptiques doutent de l’issue de ce dispositif. Un plan similaire avait déjà été lancé après la crise de 2008 et s’était révélé être un total échec.

Abandonné en raison de sa complexité, l’avortement anticipé de ce premier essai est synonyme de mauvais présage pour certains.

La question du contrôle des entreprises bénéficiant de ce dispositif sera aussi un défi majeur pour le gouvernement.

Selon la ministre du travail Muriel Pénicaud, un premier bilan des contrôles d’entreprises fait état de 850 suspicions de fraude sur 3000 dossiers et quatre procédures pour escroquerie ont été enclenchées.

Doit-on redouter une explosion des dérives susceptible de mettre en péril le bon fonctionnement du dispositif ?

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