L'affaire concernant une relation sexuelle entre un homme de 28 ans et une collégienne de 11 ans relance le débat sur le consentement sexuel des mineurs. Le projet de loi qui sera présenté, fin mars, contre les violences sexistes et sexuelles, vise à établir un âge minimal de consentement à un acte sexuel.

Ce sont deux décisions de justice qui ont lancé le débat

A Pontoise, d'abord, un homme de 28 ans poursuivi pour atteinte sexuelle et non pas pour viol, après une relation sexuelle avec une fille de 11 ans tant on a considéré qu'il y avait eu consentement.

Depuis, le parquet a ouvert une information judiciaire pour viol.

L'autre affaire, en Novembre cette fois, c'est un homme de 30 ans, acquitté car le viol n'a pas été caractérisé après une relation sexuelle, là aussi, avec une fille de 11 ans.

La société, les politiques se sont emparés du sujet en posant la question de l'âge du consentement

Le projet de loi sur les violences sexuelles et sexistes va trancher à la fin de ce mois. Mais, la question demeure : Y a-t-il un âge au-dessous duquel une relation sexuelle avec une personne majeure serait, par nature, non consentie ? Et si oui, c'est 13 ans ? 14 ans ? 15 ans ? ..

La loi pourtant est là, elle interdit théoriquement toutes relations sexuelles d'un majeur avec un mineur de moins de 15 ans

Y a-t-il une majorité sexuelle et une maturité sexuelle ? Doit-on séparer les deux ? Et plus loin encore, ne nous bouchons pas les yeux, les lignes, aujourd’hui, sont brouillées par un accès trop facile à la pornographie. Est-ce dans cette direction qu'il faut agir ? Pour interdire quoi ? Et surtout comment ? Est-ce l'éducation sexuelle qui pêche parce qu'elle est trop faible ? 

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