Le 2 octobre, c’est au tour des policiers de descendre dans la rue, défiant leur traditionnelle loi du silence. Une « marche de la colère » d’une ampleur inédite qui devrait, selon le syndicat Alliance, rassembler entre 15 et 20 000 personnes. Mais d’où vient le malaise des flics ?

La police au bord de la crise de nerfs
La police au bord de la crise de nerfs © Getty / picture alliance / Contributeur

Voir les forces de l’ordre manifester, c’est rare. Mais on se souvient de la grande mobilisation de 2001, ou encore des policiers massés sous les fenêtres de la garde des sceaux Christiane Taubira quinze ans plus tard. Demain à nouveau, ils auront recours à la rue pour exprimer leur colère.

Ce qui a mis le feu aux poudres cette fois, c’est un nouveau suicide parmi leurs rangs, le 51 ème depuis le début de l’année. C’est un mort tous les cinq jours, en moyenne. Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, alerte : « La police va mal ». 

Mais selon les syndicats, les suicides ne sont que la partie émergée d’une baisse de moral généralisée. Vétusté des locaux, horaires de travail lourds, agressions, régime de retraite spécial menacé… Autant de problèmes qui s’accumulent. Mais il y a aussi la lassitude face à leur image qui se dégrade - notamment en réaction aux cas de violence policière. Des affaires qui se multiplient suite aux heurts répétés avec les gilets jaunes.

Pour leur répondre, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé la mise en place d’un numéro vert dédié à l’écoute des forces de l’ordre. Mais en parallèle, le budget de l’année 2020, annoncé hier, laisse entrevoir une réduction de 2500 emplois pour les effectifs de la police nationale.

Alors qu’est-ce que ça veut dire être policier aujourd’hui ? Est-ce que c’est un métier qui ne fait plus rêver ? Est-ce que c’est devenu synonyme de « mal-aimé » ? Faut-il envisager une réforme pour améliorer leurs conditions de travail ? Comment réconcilier flics et société civile ? 

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