Envisagée comme l’une des mesures phare du quinquennat d’Emmanuel Macron, la réforme de l’assurance aura bien lieu en dépit de la crise sanitaire. Un texte assoupli par le gouvernement qui pourtant ne satisfait pas les syndicats.

La réforme de l’assurance chômage entrera en vigueur à l’été malgré le désaccord des syndicats
La réforme de l’assurance chômage entrera en vigueur à l’été malgré le désaccord des syndicats © Maxppp / PHOTOPQR / LE PROGRES

Après plusieurs reports en raison de la crise sanitaire, la réforme de l’assurance chômage aura bien lieu et entrera en vigueur le 1er juillet. 

C’est pourtant une réforme édulcorée qui passera devant le Conseil d’État pour validation le 1er avril. La ministre du travail Élisabeth Borne, a annoncé mardi matin des concessions de taille après réunion avec les partenaires sociaux : le seuil d’éligibilité -  qui devrait reculer avec la réforme - ne sera pas repoussé pour le moment, les indemnités chômage seront moins réduites que prévu et l’hôtellerie-restauration aura droit à un sursis avant la mise en place du « bonus-malus ». 

Pourtant, les cinq centrales syndicales maintiennent leur cap, rappelant qu’elles sont en « désaccord avec le principe fondateur de cette réforme selon lequel la baisse des allocations-chômage inciterait à un retour plus rapide à l’emploi ». Elles espèrent une suspension du décret par le Conseil d’État.

  • Quelles sont les principaux changements initiés par cette réforme ? 
  • Qui est concerné par la réforme de l’assurance chômage ? 
  • Les aménagements proposés par le gouvernement modifient-ils en profondeur la réforme ?

Avec nous pour en parler

  • Marylise Léon est secrétaire générale adjointe de la CFDT.
  • Eric Chevée est vice-président de la CPME en charge des affaires sociales.
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