Sur les rails, dans les airs, dans le secteur des déchets, de l'énergie, à la fac, débrayage en série aujourd'hui contre les réformes envisagées par le gouvernement (statuts, salaires, concurrence, système d'entrée à l’université). Autant de mouvements qui ne se ressemblent pas. Est-ce qu'ils s'assemblent ?

La grève d'aujourdhui  est-elle le début d'une contestation plus large?
La grève d'aujourdhui est-elle le début d'une contestation plus large? © AFP / BERTRAND GUAY
  • A la SNCF, c'est parti jusqu'au 28 juin à raison de deux jours tous les cinq jours. En cause : la réforme du rail voulue par le gouvernement ; 
  • En même temps, Air France débraye, cette fois pour des questions de salaires. Une seule journée, mais c'est la quatrième en un mois ; 
  • Les éboueurs sont en grève illimitée. Il veulent un service public national des déchets et que soit mieux reconnue la pénibilité de leur travail ; 
  • C'est un service public de l’électricité et du gaz que demandent les grévistes du secteur de l'énergie
  • Et puis les universités, les contestations sont concentrées à Montpellier, Toulouse et Paris pour l'instant. Là c'est de la sélection avant l'université dont on parle.

La convergence arrive très rarement mais il suffit d'un empilement pour donner un effet de masse. Et la question que l'on pose ce soir : Sommes-nous à un stade où la fronde sociale contre Emmanuel Macron est en marche ?

Est-ce que la contestation dans la rue, qui a échoué lors des ordonnances de la loi travail, partira en ce printemps, emmenée par les cheminots et peut-être les étudiants ? Emmenée par quel syndicats ? Car pour qu'un mouvement prenne, il doit avoir un agent fédérateur. Les syndicats sont-ils suffisamment unis pour cela ? Les mouvements de grève feront-ils le printemps ? 

A vous de nous le dire. Soyez les bienvenus ! 

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