Un senior actif sur deux a du mal à boucler ses fins de mois selon une enquête CSA. Une séparation, une perte d'emploi, un changement de vie peuvent contraindre certains adultes à retourner s'installer chez leurs parents

Retour sur ces quinquas obligés de revenir habiter chez leurs parents
Retour sur ces quinquas obligés de revenir habiter chez leurs parents © Getty / MoMo Productions

On leur a donné un nom. On les appelle les enfants Boomerang. Ceux qui reviennent chez leurs parents.

Il y a bien sur les moins de 30 ans qui n'ont pas d'autre choix que de revenir entre deux stages qui n'ont pas abouti sur un boulot. Plutôt après 40 ans, voire à 50 et au delà: un accident de la vie, Un chômage brutal, un divorce compliqué. L'économie indispensable d'un loyer. Parce qu'on a encore un enfant à charge ou plusieurs. Le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 10% en 2016! 

Le retour chez les parents c'est parfois la seule solution. Et c'est de moins en moins marginal. Et vous voilà dans votre chambre d'enfants parfois ! C'est sur ça fait tout drôle. Dans la chambre d'amis dans le meilleur des cas, mais c'est pas si simple non plus. Encore moins simple le canapé du salon. Ce sentiment de retour en arrière. D'avoir raté quelque chose. Il est parfois douloureux. Il peut aussi être fluide et nous faire re-réfléchir à la solidarité familiale de retour. Parce que les temps sont durs pour tout le monde.

Vient chez moi, j'habite chez mes parents à 50 ans.

Les invités
  • François de SinglySociologue, spécialiste de la famille, de la vie privée, de l'adolescence et de la sociologie de l'individu
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