La crise sanitaire a contribué à modifier les tendance du marché immobilier : pour la première fois depuis longtemps, les prix parisiens ont diminué de même que le volume global des ventes. Mais elle a surtout drastiquement précarisé les propriétaires et les locataires, qui peinent à payer leur logement.

En dépit d’une chute des transactions lors du premier confinement, le marché immobilier français a fait preuve d’une forte résilience face à la crise sanitaire. Fin novembre 2020, les ventes n’avaient enregistré qu’une baisse de 4% par rapport à novembre 2019, représentant au total un peu plus d’un million d’opérations. 

Toutefois, l’écart entre l’Île-de-France et les régions est très important : les ventes ont diminué de 15% dans le bassin parisien. Une évolution qui s’explique en partie par les restrictions liées à la crise sanitaire (confinement, télétravail, fermeture des lieux culturels), lesquelles dissuadent les franciliens d’y investir. Par ailleurs, si l’année 2021 débute avec une légère baisse du prix du mètre carré à Paris, les prix augmentent en moyenne de 0,2% dans les dix plus grandes villes de France.

C’est surtout du côté des propriétaires et des locataires que le Covid semble avoir le plus d’impact. Malgré des taux bas, en octobre dernier, 32% des propriétaires peinaient à rembourser leur emprunt immobilier quand 16% des locataires étaient en difficulté. Ils étaient respectivement 17% et 6% en avril 2020.     

  • Quels sont les types de biens privilégiés par les acheteurs en période de crise sanitaire ? 
  • La baisse des prix à Paris risque-t-elle de se poursuivre ? 
  • Quelles conséquences à moyen et long terme aura le Covid sur le marché immobilier ? 

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Maël Bernier est porte-parole de Meilleurs taux.com. 

Laurent Vimont est président de Century 21.

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