Après que 85000 migrants se sont réfugiés sur ses côtes en 2017, l'Italie exige l'aide européenne et pointe du doigt les défaillances des solutions actuelles à la crise migratoire.

Un officier de la Guardia Civil aide les migrants à débarquer du navire espagnol Rio Segura dans le port de Salerne, Italie - 29 juin 2017
Un officier de la Guardia Civil aide les migrants à débarquer du navire espagnol Rio Segura dans le port de Salerne, Italie - 29 juin 2017 © AFP / Carlo Hermann

A la suite d'un épisode migratoire dont la gestion fut très difficile, l'Italie a laissé entendre ces derniers jours, par le biais du gouvernement Gentiloni, qu'elle pourrait décider d'interdire l'accès de ses ports aux navires de secours des migrants. En moins de 48h, le port de Rome avait vu débarquer près de 10 000 migrants recueillis en mer par les ONG à l'oeuvre en Méditerranée. Plus généralement, depuis janvier 2017, l'Italie a servi de point de chute pour pas moins de 80 000 migrants : cela représente 85% des arrivées migratoires du bassin Méditerranéen.

Devant l'évidence des nombres, l'Italie déplore de plus en plus ouvertement une attitude européenne qui la laisse seule face aux problèmes de l'immigration. Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, rappelait en réponse le budget européen alloué à la crise migratoire, qui s'élevait à plus de 10 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année 2016. Malgré ces sommes, les failles des réponses européennes à l'immigration restent évidentes : Quelles solutions pour le retour des migrants ? Pour l'établissement de centres d'accueil assurant la dignité à leurs pensionnaires ? Pour la relocalisation des migrants à travers l'Europe ?

Les interventions en amont des flux migratoires sont privilégiés par les décideurs publics. C'est ainsi que s'organise en Libye, grande terre de passage, la formation de garde-côtes qui pourraient stopper et reconduire les embarcations de migrants avant leur arrivée dans les eaux internationales. Quelle est l'efficacité réelle de ce type de solution ? Qu'en pensent les ONG sur place, qui elles aussi luttent quotidiennement dans la recherche de réponses constructives ?

Ce soir, jusqu'à 20h dans le Téléphone Sonne, intervenez auprès de Claire Servajean et de ses invités pour nous donner votre avis sur ces questions, et vos ressentis.

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