Le gouvernement a annoncé qu'il était favorable à une réduction de la vitesse maximale autorisée sur les routes nationales et départementales. Un abaissement à 80 km/h au lieu de 90. La mesure pourrait être officialisée lors du conseil interministériel de sécurité routière qui aura lieu mardi.

Depuis quatre ans, malheureusement, s'il y a bien une courbe qui s'est inversée, en France, c'est celle du nombre de morts sur les routes. Après plusieurs décennies de baisse, le bilan est reparti à la hausse, alors que la précédente équipe au pouvoir s'était fixée l'objectif de descendre sous la barre des 2000 morts. 

On sait que le premier ministre Edouard Philippe est favorable à cette mesure, à titre personnel, et que les préfets y ont déjà été sensibilisés. Elle est préconisée par des associations de sécurité routière qui affirment qu'elle permettrait de sauver de 350 à 400 vies par an. 

Mais abaisser la vitesse ne fait pas l’unanimité. L’association « 40 millions d’automobilistes » a déposé à Matignon une pétition avec 600 000 signatures contre cette mesure. Ils dénoncent un outil supplémentaire de répression contre les automobilistes qui ne répondra pas à l'objectif souhaité. 

Reste qu'un accident mortel sur trois est dû à la vitesse. En 2016, ce sont 3 477 personnes qui ont perdu la vie sur les routes de France. 

En 1973, c'est la ceinture de sécurité qui est devenue obligatoire à l’avant, hors agglomération. En 2003, le déploiement des radars. En 2015, l'interdiction du kit mains libres, l'abaissement du taux d’alcoolémie pour les jeunes conducteurs (0,2 grammes).

Faut-il abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur central ? 

On en parle ce soir avec nos invités. Soyez les bienvenus. 

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