L'envie d'un "monde d'après" davantage tourné vers l'écologie n'a jamais été aussi grande. Pour autant, la crise sanitaire est-elle une si bonne nouvelle pour l'environnement ? Comment concilier la relance économique avec la lutte contre le réchauffement climatique ?

Des canards qui déambulent devant la Comédie Française à Paris, des éléphants avachis au milieu de champs de thé en Chine ou les sommets de l'Himalaya de nouveau visibles depuis l'Inde. Les effets positifs de la crise sanitaire sur la biodiversité ont été massivement partagés sur les réseaux sociaux.

Selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, la planète a enregistré début avril 2020 une baisse d'environ 17% des émissions quotidiennes de CO2, surtout du fait du ralentissement du trafic routier. Le « jour de dépassement de la terre », qui marque le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en une année, devrait reculer de trois semaines, selon des calculs prévisionnels.

Pour autant, le bilan n'est pas que vert. L'association « Les Amis de la Terre » a rendu un rapport qui estime que les grandes multi-nationales ont instrumentalisé la crise au détriment des normes sociales et environnementales. Plusieurs spécialistes, comme le chercheur François Gemenne, estiment que la relance économique pourrait se faire à l'encontre des initiatives de lutte contre le changement climatique.

Les invités
  • Laurence TubianaDirectrice générale de la Fondation européenne pour le climat, ancienne ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique à la COP 21
  • Pascal CanfinPrésident de la Commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement Européen
  • Benoit Leguetéconomiste de la transition énergétique, directeur général de l'"Institut de l’économie pour le climat"
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