Cent quatre jeunes français partis faire le Djihad en Syrie et en Irak y seraient morts. Pour ceux qui en reviennent, Manuel Valls annonce une structure de prise en charge. Comment éviter l’embrigadement ? Comment accompagner ceux qui reviennent en France ?

Un djihadiste présumé escorté par la police française dans un avion en partance pour Paris. Montpellier, France, 24 sept. 2014
Un djihadiste présumé escorté par la police française dans un avion en partance pour Paris. Montpellier, France, 24 sept. 2014 © GUILLAUME HORCAJUELO/epa/Corbis

Redonner leur place aux jeunes partis faire le djihad qui reviennent en France. Telle était l'annonce faite la semaine dernière par Manuel Valls. Accueillir donc, aider à la réinsertion, mais tout faire aussi en amont pour ne pas en arriver là.Car la France détient un triste record , celui du plus grand nombre de combattants étrangers aujourd’hui sur le sol syrien. Cent quatre tués déjà, et des apprentis au djihad qui se multiplient dans notre pays.

Alors comment repérer les signes de radicalisation ? Comment approcher ces jeunes garçons, ces jeunes filles et déconstruire le discours d’endoctrinement dont ils deviennent prisonniers ? Comment aider les familles à les empêcher de partir ?

Comment donc pour ceux qui reviennent, ils sont aujourd’hui 200, trier les vrais repentis, ceux qui vu l’horreur et compris leur erreur, de ceux qui pourraient être aussi se transformer en terroristes sur notre propre sol ?

Embrigadement, déradicalisation, avec quels outils, quels discours, quelle politique ?

On en parle ce soir au Téléphone Sonne, avec vos questions au 01 45 24 7000 et sur les réseaux sociaux, Franceinter.fr, facebook et sur twitter #telsonne

Invités :

Pierre Conesa , ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense, maitre de conférences à Science-Po, Auteur de "La fabrication de l'ennemi" aux editions Robert Laffont et du rapport récent "Quelle politique de contre -radicalisation en France?"

Ouisa Kies , sociologue spécialiste des processus de radicalisation. Chef de projet depuis janvier pour une recherche-action sur les outils de détection et la prise en charge des radicalisés

Farid Abdelkrim , auteur de « Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste » Editions Les points sur les i.

Le numéro vert contre le djihadisme : 0 800 005 696

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