Autoriser le suicide assisté et l’euthanasie ? Un manifeste, publié la semaine dernière dans Libération, appelle à une loi autorisant l’aide active à mourir. 156 députés réclament, dans Le Monde, une nouvelle loi en 2018.

Il y a des fois où la société va plus loin que le législateur, où la société est prête avant le législateur. On ne saurait dire si c'est réellement le cas aujourd'hui, en France, dans le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté.

L'euthanasie ou le suicide assisté, d’ailleurs, ça n'est pas la même chose, et c'est important de mettre les bons mots sur des choses très compliquées.

En France, on soulage

Depuis les dernières lois Claeys-Leonetti, il y a ce qu'on appelle la sédation profonde et continue quand il n'y a plus d'espoir du tout.

Ailleurs, il y a l'euthanasie en Belgique, aux Pays Bas, au Luxembourg par exemple où l'on met intentionnellement un terme à la vie d'un malade. A la demande de celui-ci.

Le suicide assisté existe en Suisse et dans cinq Etats américains. Là, c'est vous qui absorbez la préparation qui vous tuera. Et là aussi, entouré bien sûr de vos proches mais aussi d'une équipe médicale.

Et nous que voulons-nous ? 

C'est quoi la fin de vie ? Ça commence où ? Ça se décide comment ? Est-ce que c'est à nous de décider de notre fin de vie ? Faut-il aider la mort ou la devancer parce qu'on refuse de dépérir une fois passé un âge très avancé ?

Ces derniers jours, un texte a été publié par 156 députés. Une pétition circule toujours et des personnalités ont signé un nouveau texte, preuve que, peut-être, la dernière discussion législative a deux ans à peine. Cette discussion n'a pas été au bout.

Vous pouvez donner votre avis sur la fin de vie et les autres débats de bioéthique

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