Dès l’automne, une amende d'au moins 90 euros pénalisera « l’outrage sexiste ». Le message est clair : il est désormais interdit d’imposer à une personne des sifflements, insultes, et commentaires dégradants ou humiliants. La verbalisation est-elle la solution pour mettre un terme au harcèlement de rue ?

Marine Laguerre a été victime d'harcèlement de rue à Paris.
Marine Laguerre a été victime d'harcèlement de rue à Paris. © AFP / ALAIN JOCARD

Un pur hasard du calendrier. Alors que l’histoire de Marie Laguerre, la jeune étudiante frappée en plein Paris après avoir répondu à son harceleur faisait la une des journaux et choquait l’opinion en début de semaine, les parlementaires se mettaient d’accord sur le contenu du projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes. 

Mercredi 1er août, le projet de loi est adopté. Dans le sillage de l’affaire Weinstein et de #metoo, l’un des objectifs du texte était de créer une contravention contre le harcèlement de rue, ou « outrage sexiste », défini ainsi : « imposer à une personne tout propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit créé à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». 

Concrètement ? A la différence du délit de harcèlement sexuel déjà présent dans la loi, qui se base sur la répétition et qui peut faire l’objet d’une plainte ultérieure, ces nouvelles contraventions devront être constatées par les forces de l’ordre, qui devront prendre l’auteur(e) sur le fait.

La nouvelle s’annonce comme une réelle avancée pour les femmes. Pour rappel,  82% des françaises ont commencé à subir ces incivilités avant l'âge de 17 ans et 76% d'entre elles se sont déjà fait suivre.

Mais cette loi est-elle applicable ? Poser un interdit social clair est-il suffisant ? Comment faire pour que les filles et les femmes puissent circuler librement  ? 

Avec nous pour en parler : Elise Fajgeles, députée LREM de Paris et co-auteure du rapport sur la « verbalisation du harcèlement de rue » et Héloïse Duché, co-fondatrice de l’association Stop harcèlement de rue. 

Aller plus loin 

► POUR EN SAVOIR PLUS | Marie Laguerre veut que son agression serve aux autres femmes

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