Non, la contraception n’est pas que l’affaire des femmes, mais pas encore tout à fait celle des hommes. C’est pourquoi Le téléphone sonne tente de lever les tabous sur la contraception féminine, comme masculine.

Lever les tabous, personnels et sociétaux, autour de la contraception au masculin
Lever les tabous, personnels et sociétaux, autour de la contraception au masculin © Getty / filo

Pilule, stérilet, implant, anneau vaginal… tous ces moyens de contraception ont un point commun : ils sont réservés aux femmes. Mais quand on évoque ceux mis à disposition de la gent masculine, c’est une toute autre histoire. A part le préservatif, sommes-nous capables de citer au moins un mode de contraception masculin, sans hésiter ou se creuser les méninges pendant des heures ? Pas sûr.

Pourtant, la contraception n’est pas uniquement une affaire de femme, puisque les modes de contraception masculine existent bel et bien, et, pour certains, depuis longtemps. 

Cinquante ans après la légalisation de la pilule, et alors que la parole des femmes autour des souffrances liées à la contraception se libère sur les réseaux sociaux via le hashtag #payetacontraception, il serait temps que les hommes commencent à s’investir. 

Des initiatives émergent afin que la charge mentale contraceptive devienne une responsabilité mieux partagée. Et il n’y a pas que le préservatif, ou la méthode du retrait : vasectomie, méthode hormonale (soit la "pilule masculine") ou encore méthode thermique avec le slip chauffant

Une contraception conjuguée au masculin est donc possible.

Mais à chaque solution, un problème : entre la vasectomie, dont l’opération reste peu connue et pratiquée en France (3000  hommes y ont eu recours en 2017), le slip chauffant qui reste un dispositif non reconnu par les autorités sanitaires, et la pilule pour hommes encore à l’état de test, la France est à la traîne.

Comment lever les tabous et les préjugés autour de la contraception masculine et inciter les hommes à y avoir recours ?

Comment faire en sorte que les hommes prennent en charge leur contraception - aussi bien mentalement que financièrement - plutôt que de la déléguer à leur partenaire ? 

Est-ce possible de déconstruire l’idée selon, laquelle la contraception ne concerne que les femmes ? D’autant plus que certaines y renoncent, notamment pour des raisons de charge mentale ou d’effets secondaires indésirables ?

Comment former le corps médical à systématiser la prescription de contraceptif aux hommes ? Et plus largement, pour faire évoluer la question de la contraception et bouleverser les pratiques ?

La contraception n’est-elle pas aussi une question d’éducation, à laquelle on devrait mieux sensibiliser les jeunes ?

Vos témoignages et vos questions au 01 45 24 7000 (à partir de 18h) et par mail à telsonne@radiofrance.com

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Nos invités :

Sabrina Debusquat, Journaliste santé indépendante spécialiste des sujets de contraception, collaboratrice au webzine féministe Cheek.

Daniel Aptekier, Co-président de l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (Ardecom).

Erwan Taverne, Activiste de la contraception masculine et membre de l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (Ardecom).

Les invités
  • Sabrina DebusquatJournaliste santé indépendante spécialiste des sujets de contraception, collaboratrice au webzine féministe Cheek
  • Daniel AptekierCo-président de l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (Ardecom)
  • Erwan TaverneActiviste de la contraception masculine et membre de l’Association pour la Recherche et le Développement de la Contraception Masculine (Ardecom)
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