Ouverture du vaccinodrome du Stade de France, lancement de la production de vaccins en France : la campagne vaccinale s'accélère dans le pays. Pourtant, les réticences suscitées par le vaccin d'AstraZeneca demeurent et nombre de Français préfèrent toujours l'éviter.

Ce matin, un membre de l'Agence européenne du médicament (EMA) a déclaré qu'il existait bel et bien un lien entre les cas de thromboses cérébrales rares et le vaccin AstraZeneca. L'EMA, qui doit rendre ses conclusions sur le sujet dans quelques jours, s'est cependant empressée de tempérer cette assertion, affirmant que l'examen du dossier est toujours en cours. 

En France, 12 cas de thromboses dont 4 ayant entraîné la mort ont été recensés chez des personnes ayant reçu le vaccin. Près de 2,5 millions de personnes ont reçu au moins une dose d'AstraZeneca dans le pays.

Ce week-end, plusieurs centaines de personnes ont annulé leurs rendez-vous et plus de 1200 doses d'AstraZeneca n'auraient pas trouvé preneurs dans le Nord-Pas-de-Calais. À l'inverse, des dizaines de candidats non prioritaires se sont pressés aux portes des centres de vaccination dans l'espoir d'obtenir l'une des précieuses doses rejetées.

La campagne vaccinale s'accélère, grâce à la mise en place de vaccinodromes comme celui du Stade de France à Saint-Denis, ouvert aujourd'hui et à la capacité de 10 000 injections par semaine. La production du vaccin de PfizerBioNTech est également lancée en France cette semaine en Eure-et-Loir. Sept usines devraient fabriquer 250 millions de doses de différents laboratoires d'ici la fin de l'année en France.

Avec nous pour en parler

  • Odile Launay est infectiologue à l'hôpital Cochin et membre du comité vaccin Covid 19.
  • Dominique Costagliola est épidémiologiste et directrice de recherche à l'INSERM.
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