En trente ans, la proportion d'ingénieure informatique femme a été divisée par deux. Pouvoirs publics et associations veulent inverser la tendance, et l'Académie française a indiqué qu'il n'y avait « aucun obstacle de principe » à la féminisation des noms de métier : mais est-ce suffisant pour changer les mentalités ?

Deux fois moins de femmes ingénieures en informatique en 30 ans : comment inverser la tendance ?

Dans le domaine du numérique, 33 % des emplois sont occupés par des femmes, et elles représentent seulement 15 % des ingénieurs informatique. C'est une baisse significative dans ce domaine clef, puisqu'en 1980, le secteur du numérique était le deuxième en nombre de femmes diplômées.

En parallèle, Muriel Pénicaud, la ministre du travail, a communiqué sur les premiers résultats de l'index de l'égalité hommes-femmes. Une notation sur 100 points qui permet de savoir, de façon clair, si une entreprise obéit aux règles sur la parité. Sur les 831 entreprises qui ont dévoilé leurs chiffres, 118 sont en "alerte rouge", c'est à dire en dessous de 75 points sur cent. Par exemple, la moitié des grandes entreprises comptent moins de deux femmes dans les dix postes les mieux rémunérés. Ces sociétés ont trois ans pour se mettre en conformité.

Jeudi dernier, l'Académie française a indiqué qu'elle n'avait « aucun obstacle de principe » à la féminisation des noms de métier. Un pas en avant, mais est-ce qu'il suffira à faire évoluer les mentalités ?

Posez-vos questions à nos invités au 01 45 24 7000 : 

Marie-Hélène Drivaud, directrice éditoriale du Robert

Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses

Henri D’Agrain (en duplex de France Bleu Occitanie à Toulouse), délégué général du Cigref (réseau d’entreprises du numérique) porteur de la démarche Femmes@Numérique en faveur de la féminisation des métiers du numérique

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