Tandis que les passages dans les services d'urgences ont doublé en vingt ans, le personnel hospitalier souffre de manque de moyens. Sous-effectifs, manque de lits et canicule, on fait le point ce soir au Téléphone sonne. Comment mettre un terme au malaise des urgences ?

Des patients attendent dans leur lit dans le couloir du service des urgences car il manque des chambres
Des patients attendent dans leur lit dans le couloir du service des urgences car il manque des chambres © AFP / PASCAL POCHARD-CASABIANCA

C'est une crise profonde...que l'on perçoit mieux l'été : lorsque les vagues de canicule et les départs en congés rendent la tâche encore plus difficile. 

Les services d'urgence sont en asphyxie. Les passages dans ces services ont doublé en vingt ans, passant de 10,1 millions en 1996 à 21 millions en 2016. Si 78 services d'urgences supplémentaires ont vu le jour en France, ils ont été créés surtout dans le privé. 

Dans certains territoires, les personnels d'urgence en sous-effectifs peinent à soigner des malades toujours plus nombreux qui perdent leur nerfs. 

De leur côté, les pompiers appellent à une restructuration du processus des appels d'urgence, notamment après des dysfonctionnements révélés par l'affaire Musenga, à Strasbourg. 

Faut-il revoir la carte des services ? Réorganiser la réception des appels d'urgence ? 

Comment mettre fin à ces difficultés ? 

Avec nous pour en parler : Maxime Morin, directeur du Centre hospitalier public du Cotentin et secrétaire général adjoint du syndicat SYNCASS-CFDT, Philippe Juvin, chef des urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou et Marc Vermeulen, colonel des sapeurs-pompiers et porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

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