Demain, la proposition de loi pour une « fin de vie libre et choisie » portée par le député Olivier Falorni sera débattue à l'Assemblée nationale. Le dépôt de plus de 3000 amendements risque cependant de rendre son adoption impossible.

Fin de vie, éternel débat. L’Assemblée nationale devrait, jeudi, examiner la proposition de loi du député Olivier Falorni pour une "fin de vie libre et choisie"
Fin de vie, éternel débat. L’Assemblée nationale devrait, jeudi, examiner la proposition de loi du député Olivier Falorni pour une "fin de vie libre et choisie" © Getty / Peter Dazeley

Demain, l'Assemblée nationale étudiera la proposition de loi pour une fin de vie "libre et choisie" portée par le député Olivier Falorni.  Le texte vise à créer un droit à l’euthanasie pour les personnes souffrant d’une pathologie incurable. Selon le député, 2000 à 4000 personnes quitteraient chaque année la France pour y avoir recours à l'étranger. 

272 députés de tous bords ont appelé à débattre "de façon digne et apaisée" de la proposition de loi demain. Cette tribune, publiée dans le Journal du dimanche ce matin, dénonce "l'obstruction parlementaire" de députés du parti Les Républicains, qui ont déposé plus de 3000 amendements au texte. Cette démarche risque de rendre impossible son examen en une seule journée et d'empêcher son adoption.

La proposition de loi embarrasse l'exécutif. Plusieurs députés La République en Marche la soutiennent. Pourtant, le gouvernement avait émis un "avis défavorable" en mars à propos d'un texte similaire. Olivier Véran avait annoncé à la place le lancement d'un nouveau plan national de "développement des soins palliatifs et d'accompagnement de la fin de vie".

  • Que contient la proposition de loi sur la fin de vie qui sera présentée demain à l'Assemblée nationale ? 
  • Quels sont les obstacles à l'adoption d'un tel texte ?  
  • Existe-t-il des législations similaires chez nos voisins européens ? 

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Avec nous pour en parler

  • Jean-Marie Gomas est ancien chef du service de soins palliatifs de l'hôpital Saint-Périne à Paris.
  • Noëlle Châtelet est écrivaine et sociologue, autrice de La dernière leçon (Seuil, 2004).
  • Régis Aubry est médecin et chef du département douleurs - soins palliatifs du CHU de Besançon. Il est également président de l'Observatoire National de la Fin de Vie et membre du CCNE.
Les invités
  • Jean-Marie GomasAncien chef du service de soins palliatifs de l'hôpital Saint-Périne à Paris
  • Noëlle ChâteletUniversitaire, écrivain
  • Régis AubryPrésident de l'Observatoire national de la fin de vie, chef du service des soins palliatifs au CHU de Besançon
L'équipe