L’enquête des Paradise Papers, pilotée par l'ICIJ, multiplie, depuis dimanche, les révélations sur des circuits d'optimisation fiscale de grands groupes internationaux et de nombreuses personnalités. Un mécanisme qui coûte 350 milliards d'euros par an aux États du monde entier.

On poursuit ce soir l'enquête sur les Paradise Papers. Comment rendre le système plus vertueux ? Quels mécanismes nouveaux inventer qui ne risqueraient pas d’être aussitôt contournés ? Est-ce que cela vous choque lorsqu'on s'aperçoit que tous ces contournements, qui permettent d'échapper à l'impôt, sont légaux ?

Il y a eu UBS d'abord puis LuxLeaks. Un Etat, le Luxembourg, facilitateur d'optimisation fiscale. Il y a eu SwissLeaks et les Panama Papers où l’on parlait bien, à l’époque, de fraude. 

Voici désormais les Paradise Papers dont les révélations déroulent depuis le début de la semaine. Une nouvelle enquête au long cours menée par le Consortium international des journalistes d'investigation dont radio France est partenaire.

A chaque fois, on crie au scandale. Les politiques s'insurgent, les élus européens protestent. On essaie de faire avancer les législations. On y arrive aussi.

Le secret bancaire suisse est levé, des suites d'UBS. On exige plus de transparence des multinationales. Apple, Nike, Whirlpool. Cette fois encore l'île de Man et ses jets sans TVA. Les Pays-Bas, paradis des sociétés boite aux lettres. 

Alors de multiples questions. Faut-il rendre illégal ce qui est légal mais dénué de moralité ? Faudrait-il stopper toute facilité d'optimisation fiscale ? 

Comment les Pays-Bas peuvent-ils agir aussi facilement au sein d'une union qui essaie de lutter contre les contournements de la loi ? 

Et puis pourquoi pas ? Si vous étiez Bono, le très célèbre chanteur du groupe irlandais ou encore Lewis Hamilton, qu'est-ce que vous feriez si vous étiez riches ? 

A vous de jouer c’est le téléphone Sonne.

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