Le premier ministre a annoncé hier des sanctions préventives contre les "casseurs". Prêt de 5 600 gardes à vue, des dizaines de milliers de gendarmes et CRS mobilisés chaque samedi, et même des véhicules blindés en centre-ville. Ce soir, on parle des forces de l'ordre à l'épreuve du mouvement des "gilets jaunes".

Hier, le premier ministre a donc parlé. Pour contrer les manifestations parfois brutales de ces dernières semaines, il prévoit de faire un fichier des casseurs. Le port de la cagoule sera considéré comme un délit.

 Mais au fond, le vrai problème, c'est de trouver une réponse à ces rendez-vous du samedi des "gilets jaunes" qui débordent régulièrement  des deux côtés. C'est exactement ce qu'on a vu samedi dernier. La vraie question est donc : c'est quoi, le maintien de l'ordre ?  Quelles méthodologies doivent être adoptées ? Est-ce qu'il faut revoir tout ce que l'on sait faire ? En manifestations, pour qu'elles restent calmes : les méthodes, les armes, la formation, les dialogues avec les manifestants ?

Parce qu'en face, il y a des hommes -le plus souvent- qui refusent l'idée d'un cortège. Qui bougent, se divisent en groupes, et vont au contact. Bref, dans la rue, tout a changé. Au point que les doctrines semblent dépassées, et que l'on a peur désormais à chaque fois du premier mort. D'un côté ou de l'autre des cortèges.

Les questions qui montent parlent de violence légitime. Mais légitime de la part de qui ? On l'entend côté manifestants, mais on a aussi entendu un ancien ministre dire : "Mais qu'ils fassent usage de leur arme une bonne fois", ce qui est tout aussi irresponsable.

Les invités
Les références
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.