Alors que sur le front de l’épidémie, la situation continue de s'améliorer en France, certains aimeraient accélérer le déconfinement. L'épidémie est-elle vraiment derrière nous ? Le risque d’une deuxième vague est-il écarté ?

La semaine dernière a été la plus basse en terme de nouveaux cas recensés avec 315 cas par jour. Selon le Syndicat des biologistes, seul 1,5% des tests sont positifs. 

Cette configuration pousse des scientifiques, industriels, parents d'élèves, restaurateurs, à vouloir accélérer le déconfinement. Certains professionnels de santé se risquent même à évoquer la fin de l'épidémie.

Même si les nouveaux cas sont pris en charge rapidement, pour casser les chaînes de contamination, le ministre de la santé estime qu’il est « trop tôt pour relâcher en aucune manière notre vigilance. ». Pour Olivier Véran, il ne faut « laisser aucune chance au virus de repartir ».

Le Conseil scientifique laisse pourtant entrevoir la possibilité d'un allègement des consignes sanitaires. Son directeur, le professeur Jean-François Delfraissy, s'est dit favorable à un assouplissement des mesures à l'école. « Laissons les choses s’ouvrir, les gens vivre, mais en respectant les mesures barrières » a-t-il déclaré hier dans le JDD.

Les invités
  • Karine LacombeInfectiologue et cheffe de service à l'hôpital Saint-Antoine à Paris
  • Yonathan FreundUrgentiste à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière
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