Après l'agression terroriste dans la prison de Condé-sur-Sarthe mardi, des surveillants pénitentiaires ont commencé un mouvement de protestation. Ils réclament plus de moyens pour pouvoir gérer les détenus radicalisés et assurer leur propre sécurité. 500 personnes sont incarcérées pour "faits de terrorisme" en France.

Sécurité et gestion des détenus radicalisés : comment fonctionnent les prisons françaises ?

Un peu plus de 70 600 personnes sont détenues dans les prisons françaises, dont environ 500 pour « faits de terrorisme » et 1 200 identifiées comme radicalisées. Mardi matin, à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne, un détenu et sa femme ont agressé deux surveillants avec des couteaux en céramique. Il se sont ensuite retranché dans l’unité de vie familiale (UVF) de la prison, où ils logeaient à ce moment là. Le RAID a donné l’assaut après dix heures de tentatives de négociations, conduisant à l’interpellation du détenu et au décès de sa compagne.

Les unités de vie familiale existent en France depuis 2003. Ce sont de petits appartements, à l'intérieur des prisons, où les détenus peuvent passer du temps avec leur famille. Ils peuvent y accéder de 6 à 72 heures, la fréquence dépend des établissements pénitentiaires et des détenus.

Après cet événement, un mouvement de protestation des surveillants pénitentiaires a débuté dans plusieurs prisons de France, dont celle de Condé-sur-Sarthe. Ils revendiquent plus de sécurité dans leur travail, et notamment des fouilles systématiques des détenus après leur passage au parloir ou en UVF, mais aussi des palpations sur les visiteurs de détenus à risque. Une autre revendication est celle de la revalorisation salariale, car les prisons ont du mal à recruter de nouveaux surveillants.

Posez vos questions sur les prisons à nos invités au 01 45 24 7000 : 

Samuel Dehondt, secrétaire général adjoint du Syndicat National Pénitentiaire Force Ouvrière

Ouisa Kies, sociologue, spécialiste de la radicalisation en prison, Directrice de « Dialogues Citoyens »

Damien Pellen (par téléphone),premier  Secrétaire du Syndicat national des directeurs pénitentiaire

Les invités
  • Samuel DehondtSecrétaire général adjoint du Syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière
  • Ouisa KiesSociologue et directrice de l'association "Dialogues citoyens"
  • Damien PellenPremier secrétaire du syndicat national des directeurs pénitentiaires
L'équipe
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