Les manifestations contre la loi "Sécurité globale" ont été le théâtre d'incidents violents et de dégradations commis par les black blocs. Dans un contexte marqué par les violences policières, la lutte contre les black blocs en manifestation interroge le maintien de l'ordre.

Comment rendre aux manifestants leurs manifestations, et la possibilité de revendiquer en paix ? En ce moment les relations avec la police sont plus que tendues, et ce contexte est un terreau favorable aux casseurs et aux black blocs.

Des choses ont été essayées. Mais interdire en amont, avec des interpellations préventives, n'est pas possible : nous sommes dans un état de droit, on n'interpelle pas avant un délit. Le conseil constitutionnel l'a dit d'ailleurs avec précision. Et puis les black blocs savent s'organiser avec un coup d'avance. On sait bien qu'ils arrivent dans les cortèges sans armes, qu'ils se changent en noir quand ils sont au milieu des manifestants, qu'ils savent communiquer, qu'ils sont très mobiles...

Faudrait-il créer des brigades anti black blocs spécialisées ? 

Est ce que l'idée d'organiser des manifestations hors de certains axes pourrait avoir du sens ? 

Faut-il accepter certaines dégradations pour préserver le cortège et ceux qui s'y trouvent ?

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Les invités
  • Fabien JobardDirecteur de recherches en sciences politiques au CNRS/CESDIP
  • Gregory JoronDélégué national CRS du syndicat SGP-Police-Fo
L'équipe