Aujourd'hui, le gouvernement a lancé une grande consultation, afin d’instaurer une distance minimale de cinq à dix mètres entre les champs traités avec des pesticides et les habitations.Tout le monde semble trouver qu'on marche sur la tête, mais pas pour les mêmes raisons. Qu'est-ce qui est dangereux pour nous ?

Tracteur faisant de l'épandage dans un champ
Tracteur faisant de l'épandage dans un champ © Getty / Sean Gallup

Est-il possible d'avoir aujourd'hui une discussion dépassionnée sur les pesticides ? 

Tout le week-end, vous avez entendu se déchirer les maires à ce sujet. Selon une enquête du site Web de France Inter, ils seraient désormais plus de 45 à avoir passé des arrêtés anti-pesticides. Les maires, donc les agriculteurs évidemment, mais aussi les associations environnementales ou encore le gouvernement, qui a donc décidé de lancer une consultation pour fixer, dans la loi, une distance minimale entre les champs traités aux pesticides et les habitations. 

Ce projet de décret se fonde sur les préconisations scientifiques rendues à ce sujet par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui préconise la mise en place de distances allant de 5 à 10 mètres, selon les types de culture. Et puis il y a nous aussi, dans ce débat, qui habitons près de ces champs, qui mangeons ces légumes ou ces fruits. 

Est-ce que quelqu'un peut nous parler sans visée électoraliste ? Sans être juge et partie ? Les temps ont changé. Notre rapport à l'écologie. Notre conscience des dangers. L'agriculture aussi a changé.  Et ces deux mondes-là doivent pouvoir se retrouver.

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