Dans un rapport destiné au ministère de l’intérieur, la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France (FNSPF) dénonce la centralisation des services de secours et regrette le manque de sollicitation des pompiers pendant la crise sanitaire.

Les tensions qui existaient déjà entre pompiers et urgentistes ont été ravivées pendant l’épidémie. La cause : une priorité donnée au numéro 15 (SAMU) qui se serait vite retrouvé saturé d’appels, au détriment du 18 (pompiers). 

Ces derniers estiment avoir été mis à l’écart du dispositif de crise déployé par le ministère de la santé.

« Quand on joue seul, quand on ne joue pas collectif, ça ne marche pas » - Hugue Derenaucourt, Vice président de la FNSPF

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    Vers la création d’un numéro unique des secours ?

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La régulation des appels d’urgences est au centre de longs débats. En 2017, Emmanuel Macron avait déclaré vouloir créer une plateforme commune afin de simplifier la coordination entre les différents services. Pourtant à ce jour, les français ont encore le choix entre quatre numéros différents en cas de besoin (le 112, le 15 , le 17 et le 18). Cette disparité cristallise des divisions déjà bien ancrées et handicaperait le système de santé dans son ensemble. 

« Les malades, les français et françaises et français ont besoin d’autre chose que des guerre de pouvoirs entre rouges et blancs. (…) Les urgences nécessitent de la coopération entre les systèmes. » - Patrick Pelloux, président de l’association des urgentistes de France

Pourquoi n’arrive-t-on pas à instaurer de numéro unique ? 

Comment amorcer une coordination plus efficace des services d’urgence ? 

Quelles leçons tirer de la crise sanitaire concernant notre système de santé ? 

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