Selon un test organisé par SOS Racisme, les discriminations raciales persistent lors d'une recherche d'appartement. Les candidats d'origine maghrébine ou d'Afrique subsaharienne sont défavorisés face à ceux d'origine «française ancienne».

Les discriminations à l’accès au logement

90 % des particuliers propriétaires font de la discrimination lorsqu'ils sélectionnent les dossiers des locataires de leurs logements sur internet. C'est qui ressort d'une enquête menée pendant un an par SOS Racisme en France, et dont les résultats ont été publiés cette semaine.

800 annonces immobilières ont été testées pendant l'enquête. À chaque fois, l'association a répondu aux annonces avec plusieurs locataires demandeurs aux profils similaires, mais avec des noms de familles aux consonances différentes. Bilan : les demandeurs avec des noms "d'origines françaises anciennes" ont eu 48 % de réponses positives. Pour les noms aux consonances maghrébines ou subsahariennes, ce taux descend respectivement à 15 % et 11 %.

Les discriminations raciales pour l'accès au logement sont encore d'actualité. À cela s'ajoute les difficultés d'accéder à des logements pour les étudiants, les chômeurs, ou encore ceux qui ne peuvent pas présenter de garants. On en parle ce soir dans "Le téléphone sonne".

Posez vos questions à nos invités au 01 45 24 7000 :

  • Dominique Sopo, président de SOS Racisme
  • Slimane Laoufi, responsable de Pôle emploi, biens et services privés du Défenseur des droits
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