Ce soir, on s'interroge sur les GAFAM et leur pouvoir. La suppression du compte de Donald Trump soulève 1000 questions. Elle parle de réseaux sociaux qui sont juges et partis. Elle parle de régulation. Mais comment réguler une agora planétaire ? Qui doit le faire ?

Les GAFAM plus forts que les États ?
Les GAFAM plus forts que les États ? © AFP / JUSTIN TALLIS

Sur le coup, le monde entier a trouvé qu'il était grand temps. Et qu'atteindre Donald Trump en le rendant muet, c'était l'arroseur arrosé. Qu'il l'avait bien cherché et que la sanction était juste. Tardive. Mais juste. Plus de Twitter. Plus de Facebook aussi d'ailleurs. Ni donc d'Instagram. Ni de Snapchat.   

Et puis, très vite, sont venues d'autres questions. Est-ce que Twitter - puisque c'est le premier réseau social à avoir banni le compte de Donald Trump définitivement - a agi pour préserver la démocratie ? Ou faire la démonstration de sa puissance ? 

On traitait le réseau social de laxiste. Le voilà censeur. Twitter comme Facebook se cachent derrière la loi, arguant du fait que les messages de Donald Trump ont incendié ses partisans et qu'il a donc sa part de responsabilité dans une tentative de sédition qui franchit une ligne rouge. Tout cela est vrai. Mais quelle instance détermine qu'une ligne rouge est franchie ? Aucune. Qui encadre les plateformes et permet de définir les contours de ce qui est permis et de ce qui ne l'est pas ? Personne.  

Donald Trump a appelé sur son compte Twitter à l'envoi de l'armée contre Black Lives Matter. Il a promis le feu à la Corée du Nord au risque d'une réponse qui aurait pu provoquer une guerre. Des racistes, des homophobes, des groupes conspirationniste à la Qanon prospèrent sur les réseaux sociaux. 

Allez faire un tour sur YouTube. Même si Google vient de bannir le réseau Parler. Où sont les politiques de modération ? Qui les comprend ? Il y a eu une tentative en France. Elle reste timide et très difficile là encore à mettre en place. 

Même Edouard Snowden s'interroge. "Pour le meilleur ou pour le pire , nous assistons à un tournant dans la bataille pour le contrôle de la parole en ligne". C'est ce que dit le lanceur d'alerte qui a lui même 4 millions 500 000 followers.   Rien n'est simple. La discussion de ce soir sera dense. 

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