Pas une seule goutte d’alcool pendant un mois entier. C’est le défi lancé par les associations qui soutiennent le « Janvier Sec », traduction du Dry January britannique. Et une façon de mesurer notre dépendance (ou non) à l’alcool. Alors, cap ou pas ?

Un Janvier sans alcool : chiche ?
Un Janvier sans alcool : chiche ? © Getty / Zero Creatives

Janvier sobre, janvier sec ou Dry January : autant de noms pour une même initiative qui fait débat, ici, en France. Si les associations de lutte contre les addictions et le cancer se réjouissent de la publicité autour de l’événement, les lobbys du vin, eux, dénoncent une attaque à l’égard de leur fonds de commerce. Et critiquent la « culpabilisation » des amateurs d’œnologie…

Le gouvernement a finalement reculé sur la participation du ministère de la Santé à la campagne de lancement. Et le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, de déclarer le Janvier Sec « aberrant ». L’initiative se fera donc sans le soutien de l’Etat.

Le vin, au cœur de la culture française, est souvent vu comme un passage obligé des dîners et autres apéritifs, une forme d’art-de-vivre. Au point où ne pas boire peut devenir stigmate, dans les mondanités. Au point aussi où la France se place au deuxième rang du plus gros consommateur d’alcool en Europe, même si les chiffres sont en nette baisse depuis les années 1960. Une tendance qui cause toujours de nombreuses maladies – et 41 000 morts chaque année dans le pays. 

Outre-Manche, les chercheurs nous ont précédés. Leur Dry January n’a peut-être pas triomphé de l’alcoolisme endémique au Royaume-Uni. Mais pour ceux qui ont tenu, les effets bénéfiques ont duré jusque huit mois – sommeil amélioré, perte de poids, concentration en hausse…

Et vous, que pensez-vous de l’initiative ? Qui veut la peau des « bons vivants » et autres amateurs de vin ? Seriez-vous prêts à vous passer d'alcool pendant un mois ? Avez-vous fait un point sur votre consommation ?

En raison d'un mouvement social à Radio France, nous ne serons pas en mesure de prendre vos appels. Mais vos questions sont les bienvenues par mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com, et les questions posées au standard – 0145247000 – seront lues à l’antenne.

Les invités
  • Michel ReynaudAddictologue, président du Fonds Actions Addictions
  • Axel KahnMédecin-chercheur en génétique, président de la Ligue Nationale contre le Cancer
L'équipe
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