On replonge dans le débat post Weinstein ce soir. Est-on en train d'aller trop loin avec la nouvelle "affaire" Hulot? Est-ce que la parole des femmes quand on parle de ministres est démonétisée?

Libération de la parole des femmes: faut-il avoir peur du brouhaha?
Libération de la parole des femmes: faut-il avoir peur du brouhaha? © Getty / Sarah Morris / Contributeu

Les mouvements de balancier font partie de l'histoire du féminisme

Après chaque avancée, on a fini par se demander si on ne va pas pas trop loin. Demandez aux grandes aînées des années 70, à qui on a parfois reproché d'émasculer l'autre moitié de la planète.

Cette fois aussi l'après Weinstein se décline aussi autour de "on va trop loin". "Je soutiens le mouvement...MAIS"  Sans doute, parce que ce mouvement là est différent. Il parle aussi de droit. Au sens code pénal du droit. Ce qui est dénoncé ce sont des fautes qui relèvent de la justice, des choses graves. Des viols que l'on n'a jamais osé porter devant les tribunaux, des faits de harcèlement que l'on avait préféré passer sous silence. Mais justement parce qu'on parle de droit, le discours s'embrouille et s'emmêle. Et c'est toute l'ambiguité de cette affaire Hulot qui secoue à nouveau le débat. Est-ce que la prescription n'a plus de sens ?  Est ce que la présomption d'innocence est bafouée ? Est ce qu'il y a une barrière à ne pas franchir?  Mais comme on l'entend ici et là, est ce que la parole des femmes, quand on parle de ministres n'est plus la même que lorsqu'on dénonce un producteur de cinéma ?   Tout ça commence à ressembler à un vaste brouhaha... Mais au fond, quand il y a brouhaha et paroles contradictoires ça veut dire qu'on parle.Qu'on débat. Qu'on s'engueule. C'est peut être ça l'essentiel.

Juristes/ Feministes / Journaistes. Et vous! tous concernés tous interpellés.  

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