Pour réduire la population carcérale, le gouvernement envisage une réforme des peines. Suppression des peines de moins de 1 mois ; travaux d’intérêt général ; bracelet électronique pour les peines de moins de 6 mois. En revanche, les peines de plus d’un an devront être aussitôt exécutées.

Et si pour lutter contre la surpopulation carcérale, on commençait par mieux punir ?

Dès qu'on parle de moins de prison, on entend le mot "laxisme" monter depuis certains bancs politiques car
emprisonner les délinquants, au fond, c'est la solution de facilité qui satisfait tout le monde. 

Sauf que dans les faits évidemment, c'est bien plus compliqué parce que les peines très courtes sont rarement effectuées dans le temps ; parce qu'il existe les aménagements de peine ; les TIG ; les travaux d’intérêt général, mais qu'entre le prononcé de la peine et le temps du TIG, là encore, il s'écoule beaucoup trop de temps. Et puis quel travail, pour quel délit ? Tout cela ne coule pas de source.

Dans ce que propose Emmanuel Macron :

  • La fin des peines de prison de moins d'un mois ;
  • Jusqu'à six mois, la possibilité d'exécuter sa peine loin d'une prison ;
  • Plus de peines alternatives ;  
  • Une explication immédiate du tribunal en cas d’aménagement de la peine.

Et si pour punir mieux, on enfermait moins ? Et si même on rendait du sens à la justice, en donnant du sens à la peine en mettant en adéquation la peine et le délit lors d'un travail d’intérêt général ? 

Moins de prison pour certains ; plus de peines de prison, en revanche, réellement exécutées pour d'autres ;  Peut-on enfermer moins ? Enfermer mieux est-ce que ça veut dire quelque chose ?

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