Alors que la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 s'intensifie, un grand nombre de soignants appréhende très mal la crise à venir. Epuisés, dénonçant un manque de moyens et de considération, certains vont même jusqu'à envisager de changer de métier.

Ce n'est pas un ras le bol du métier, ce n'est pas un refus de l'obstacle. C'est l'idée qu'on n'a pas la force de replonger, de recommencer "comme en mars", d'être à nouveau débordé, de manquer de temps pour tout. Alors "pour la deuxième vague, ce sera sans moi". Soignants et infirmières sont fatigué.e.s, désabusé.e.s. Personne ne vous laissera tomber s vous êtes hospitalisé dans une unité Covid bien sûr, mais beaucoup ont jeté l'éponge, chez les infirmières et les infirmiers notamment. Et si l'on en croit une étude du conseil de l'Ordre des Infirmiers, 37% d'en elles ou eux, veulent changer de métier.

Contre qui est dirigée la colère du personnel soignant ? Contre le comportement des français ou contre le manque de moyens et de mesures du gouvernement ?

Qu'est-ce qui est sorti, ou plutôt qui n'est pas sorti du Ségur de la Santé ? 

Avec nous pour en parler et pour répondre à vos questions, Jean-François Timsit, Chef du service de réanimation de l'hôpital Bichat, François Salachas, Neurologue, porte-parole du collectif inter-hôpitaux, et Patrick Chamboredon, président de l’Ordre National des Infirmiers, infirmier à l’AP-HM Marseille. 

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de Radio France - 01 45 24 70 00 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com.

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