Le film "Première année" de Thomas Lilti sort en salles aujourd'hui alors que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé une concertation sur les études médicales l'année prochaine. Une discussion sur le numerus clausus et le déroulement du premier cycle est engagé.

Le médecin qui s'occupera de vous un jour peut-être, dans quelques années. Le jeune type que vous croiserez à l'hôpital après une opération ou une jambe cassée. Celui qui signera votre ordonnance.

Là, il est déjà sous l'eau.

La rentrée des premières années a à peine eu lieu. Il a d’ailleurs probablement déjà fait une prépa, ce futur médecin qui ne lèvera pas le nez de ses poly jusqu'en juin. Il sait que cette année sera un enfer. Parce que tout le monde lui a raconté. Et qu'il le verra dans le film « Première année » qui sort aujourd’hui. 

Il rigolera sur quelques scènes. Mais ça le fera moins rire quand il le vivra. Quand il comprendra que oui il faut s’acharner. Quand il dira lui aussi que «…celui qui pète les plombs et abandonne, c’est dommage, mais ça fait une place de plus. »

Mais voilà, que justement, au moment où sort le film : aller au concours en troupeau comme à l'abattoir, avaler des bottins par kilos à recracher en QCM n’est pas complètement absent des oreilles de la ministre de la santé

Voilà qu'on parle d’ouvrir le numérus clausus. Ce qui rendrait le concours moins abrutissant. Voilà qu'on parle de réformer ces études de médecine. Et voilà qu'on parle donc aussi de l'avenir des jeunes médecins dans les déserts médicaux.

LES ETUDES DE MEDECINE... 

Pour former à quoi exactement ? 

Pour quel type de médecin ? 

Capable d'absorber quoi ? 

Vous êtes médecin. Vous êtes étudiant en médecine. Vous êtes patients. Intervenez !

Les invités
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.