Le Conseil économique, social et environnemental a appelé à légaliser la "sédation profonde explicitement létale" pour les personnes en fin de vie qui la demanderaient. De nombreux français atteints de maladies incurables et insupportables continuent à se rendre à l’étranger pour y mourir dans la dignité.

Alors que les Etats généraux de la bioéthique sont sur le point de s’achever, on assiste, depuis quelques semaines, à de multiples prises de position dans ce domaine, à coup de pétition, de contre pétition, de tribune et d’avis divers et variés. Et ceux qui en ont débattu un peu partout en France ou sur internet ne sont pas en reste.

Le Conseil économique, social et environnemental se prononce pour la sédation profonde qui provoque une perte de conscience du patient en fin de vie. Elle peut être réalisée à la demande du patient ou lui être proposée par le médecin. La mort n’est pas immédiate. Les traitements et l’alimentation sont interrompus.

La dernière loi sur la fin de vie, la loi Claeys-Leonetti, n’a que deux ans et la Haute Autorité de Santé vient seulement de publier le guide destiné à en expliquer la mise en œuvre.
Un projet de loi de révision des lois de bioéthique est attendu à l’automne. Qu'en-est-il alors de la fin de vie ?

On ouvre le débat sur France Inter avec, à nos côtés le président du Comité Consultatif National d’Ethique, le professeur Delfraissy ;deux personnes qui travaillent dans des unités de soins palliatifs, le docteur Frédéric Guirimand, médecin anesthésiste à la maison Jeanne Garnier à Paris et Marion Broucke, infirmière en soins palliatifs au CHU Paul Brousse de Villejuif puis le député La République En Marche Jean-Louis Touraine, médecin à l’origine de la tribune signée par 156 députés qui demandent une nouvelle loi sur la fin de vie. 

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