La récente enquête EpiCOV a mis en évidence le fait que le Covid-19 renforces les inégalités. Les facteurs de risques sont corrélés avec les conditions de vie et en particulier avec le niveau socio-économique, le virus touchant plus sévèrement et plus fréquemment les classes défavorisés. Le Covid, virus de classe ?

C'est la première enquête nationale sur le sujet, coordonnée par l'INSERM et la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques) et l'agence de sécurité sanitaire. C'est la première à nous donner un portrait des personnes infectées par le virus, une sorte de portrait robot des personnes les plus touchées en France, en fonction de leur lieu géographique, de leur profession, de leur logement.

Pour la première fois, nous avons un lien entre santé et contexte social. On a bien compris que le Covid avait creusé les inégalités, mais nous en avons désormais les chiffres et surtout le contexte : nombre de mêtre carré des habitations, densité de population, groupes sociaux, populations immigrées ou non... 

De quoi tordre le coup à certaines certitudes sur le respect des gestes barrières des uns et des autres. La vulnérabilité médicale et la vulnérabilité sociale ne font souvent qu'un. Et au fond, la seule question qu'on a envie de poser est : le Covid est-il un virus de classe ?

Vous pouvez retrouver cette enquête ici.

Avec nous pour en parler et pour répondre à vos questions, Nathalie Bajos, sociologue et Josiane Warszawski, médecin épidémiologiste. Toutes deux coresponsables de l'enquête EpiCov. 

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de Radio France - 01 45 24 70 00 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com.

Les invités
  • Nathalie BajosSociologue, directrice de recherche à l'ISERM, spécialiste de la contraception
  • Josiane WarszawskiMédecin épidémiologiste, chercheuse à l'INSERM
L'équipe
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