Demain, Emmanuel Macron lancera le grand débat national. Pendant deux mois, les citoyens, associations, collectifs, élus, entreprises et autres collectivités pourront organiser des réunions afin de débattre de solutions pour l'avenir du pays. Un grand débat qui, avant de commencer, suscite déjà la méfiance.

Le grand débat national sera lancé demain par le Président de la République
Le grand débat national sera lancé demain par le Président de la République © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

Donc, ça commence demain. On ne va pas dire que ça commence mal. Puisqu'on n'a pas démarré mais l’atmosphère du moment, les réactions à la lettre d'Emmanuel Macron aux 35 questions, à ce qu'il manque. Tout cela augure déjà d'un grand débat qui sera débattu. 

Voyons le verre à moitié plein.  C'est une bonne nouvelle. On va discuter. On va se réunir. On va s'engueuler sans doute. Et c'est tant mieux! Autour d'un cadre qui a été fixé. 

Le verre à moitié vide c'est que certains maires ne veulent pas recueillir les doléances ou en tout cas laisser une salle, mais sans s'occuper de rien. Le verre à moitié vide c'est aussi, qu'on n'a pas encore très bien compris qui allait collecter les résultats de ces consultations ? Comment ? Pour les donner exactement à qui ? La synthèse, comment sera-t-elle faite? Et surtout qu'est ce qui sera réellement pris en compte? Comment on assure à ceux qui participent que rien n'est joué d'avance?   

Les invités
  • André LaignelMaire d’Issoudun (PS) dans l’Indre, premier vice-président des maires de France
  • Dominique ChappuitMaire de Rosoy, présidente des maires ruraux de l’Yonne
L'équipe
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