Alors que les dépenses militaires sont réparties à la hausse dans le monde, la France en profite. Comment est-elle devenue incontournable en matière de ventes d'armes ?

Vente d'armes d'occasion
Vente d'armes d'occasion © Fotolia

Pour l’industrie de l’armement française, l’année 2015 a été un grand cru. Vingt-quatre avions de combat de Dassault pour le Qatar, vingt-quatre Rafale et des missiles pour l’Egypte, et bientôt la concrétisation de trente-six Rafale pour l’Inde ont hissé l'Hexagone à la deuxième place du palmarès des pays vendeurs d'armes. Avec la signature définitive de la vente de douze sous-marins à l’Australie, l’année 2016 pourrait être encore plus fructueuse. Elle pourrait même égaler, voire dépasser, le record historique de 16,9 milliards d’euros de vente militaire atteint l’an dernier. A l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, Le Téléphone Sonne revient sur ce sujet.

Si les encaissements sont au beau fixe, quelles seront les répercussions sur l’emploi ? Selon le ministère de la défense, 40 000 postes vont être créés dans le secteur d’ici à 2018, passant de 165 000 à plus de 200 000. Grâce au savoir-faire français, l’industrie de l’armement résiste à la logique de délocalisation des activités de production. Une bonne nouvelle pour les régions PACA et Ile-de-France où se concentre plus de 30% de la production d’armes.

Comment expliquer le succès des armes françaises ? Pour Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique, c’est en partie lié au fait que le Gouvernement actuel jouit d’une image rassurante : l’ « équipe de France » apparaît soudée, et surtout discrète.

Alors, que faut-il penser des ambitions du commerce militaire français ? Quels problèmes éthiques et géopolitiques cela pose-t-il ? Doit-on se préoccuper de ce que vont faire les pays à qui l'on vend des armes ? Les informations qui nous parviennent sont-elles transparentes ? Les contrats qui nous lient à l'Arabie saoudite et à l'Egypte remettent-ils en cause l'indépendance diplomatique de la France ? Peut-on se passer des emplois que l'industrie de l'armement crée et des compétences technologiques qu'ils engendrent ?

Vos questions et réactions dès 18h au 01 45 24 70 00 et dès maintenant sur le site de l'émission et les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, #telsonne

Invités :

Aymeric Elluin – Responsable plaidoyer-Armes d’Amnesty International

Bruno Tertrais – Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique

Jean Guisnel – Journaliste au Point, spécialiste dans les questions de défense (par téléphone)

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