A la veille du rapport annuel sur l’homophobie, on parle transphobie. Juridiquement, des barrières sont levées mais les chiffres de discrimination sont en hausse. En France, les trans restent souvent invisibles alors que dans d’autre pays ils sont entrés dans la culture pop.

La marche des fiertés à Paris en 2017
La marche des fiertés à Paris en 2017 © AFP / PASCAL Vandon / CrowdSpark

Le combat des trans est-il le nouveau grand combat LGBT ? 

Non pas que la discrimination envers les gays et les lesbiennes soit terminée et qu’il n’y ait plus aucun problème d’homophobie à régler, évidemment non. 

Les trans sont des cibles, en ce moment. Il y a eu des attaques dans le 17eme arrondissement de Paris, notamment et en face du centre LGBT, le mois dernier. 

Les chiffres du dernier rapport de SOS homophobie, dont on parlera ce soir, évoquent une augmentation des actes transphobes, des agressions verbales ou physiques. Une hausse de 57 %.

La législation a pourtant fait des progrès. On peut désormais changer son prénom et la mention de son sexe sur les papiers d’identité. On n’est plus obligé d’avoir été opéré pour cela. Néanmoins il persiste des difficultés dans le travail : rejet, expulsion, violence. 

On est si mal informé sur tout ce qui touche au genre. On est frileux voire gênés d’en parler. Disons les choses clairement !

La visibilité est quasi-nulle en France 

Les transgenres sont entrés dans la pop-culture, aux Etats-Unis notamment. Un exemple : Laverne Cox, dans Orange is the new black a fait la une de time magazine. Transparent est une série très regardée, ou l’a été. 

Nous, il n’y a que très peu d’images ou de références. Plus belle la vie est la première série à avoir mis en scène un personnage trans. 

Un film belge a pourtant ému Cannes et sera visible en octobre. 

Que de progrès restent à faire, on en parle ce soir. 

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