Abdelaziz Bouteflika a annoncé lundi qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle, et que celle-ci est reportée. Mais les manifestations de la jeunesse algérienne continuent dans le pays, ils ne souhaitent pas seulement le départ du président, ils souhaitent la fin d'un système.

L' Algérie a la veille d'une nouvelle manifestation après le renoncement de Abdelaziz Bouteflika
L' Algérie a la veille d'une nouvelle manifestation après le renoncement de Abdelaziz Bouteflika © AFP / RYAD KRAMDI

Algérie, le changement c'est pour quand ?

Demain vendredi, les Algériens retournent dans la rue. Ils ne l'ont guère quittée, la rue. Mais demain, c'est la première grande manifestation depuis que Abdelaziz Bouteflika a annoncé qu'il ne se représentait pas pour un cinquième mandat.

Depuis, la rue algérienne n'a pas été dupe. Elle a d'abord sauté de joie, pour le principe. Mais maintenant, ce qu'elle appelle, ce qu'elle veut, c'est bien autre chose. C'est la fin d'un système, la fin d'un système épuisé, autant que le président lui-même. Qui, soit dit en passant, a fait une courte apparition. Comme s'il fallait bien prouver, au moins, que l'homme n'est pas mort. On a beaucoup dit la jeunesse de ce pays : 70 % des habitants ont moins de 40 ans. On a beaucoup dit la soudaineté de ce mouvement, et sa très grande motivation.

À ce stade, on a le sentiment qu'il n'y aura pas de retour en arrière, il ne peut pas y avoir de retour en arrière. Mais qu'est-ce qui peut se passer ? Est-ce qu'un homme, ou une femme peut émerger de la rue ? Est-ce qu'un mouvement politique est né ? Que fait l’opposition ? Manifester oui, mais jusqu'à quand ? Que faut il craindre de la réponse du pouvoir ?

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Kahina Redjala, économiste, membre du collectif ACDA (Agir pour le changement démocratique en Algérie), l'un des collectifs organisateurs des manifestations le dimanche à Paris

Pierre Vermeren, historien, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb

Les invités
  • Pierre VermerenHistorien, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb
  • Kahina RedjalaEconomiste, membre du collectif ACDA (Agir pour le changement démocratique en Algérie), l'un des collectifs organisateurs des manifestations le dimanche à Paris
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