Drapeau iranien
Drapeau iranien © Reuters / Heinz-Peter Bader

Les chancelleries mondiales se félicitent, saluant un « moment historique ». Annoncé par le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, mardi à la mi-journée, l'accord met fin 17 jours de négociations à Vienne, et plus 21 mois de pourparlers. Le président américain Barack Obama a accueilli un accord qui n'est « pas fondé sur la confiance » mais « sur les vérifications », suivi bien vite par le président iranien Hassan Rohani, qui a affirmé que «l'Iran ne cherchera jamais à avoir l'arme nucléaire ».

La réussite de l'accord n'est pas acquise. Le Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahou l'a qualifié d'« erreur historique », et laissé entendre qu'il prendrait des mesures unilatérales pour s'assurer que l'Iran ne détienne pas l'arme nucléaire. Mais c'est surtout dans les couloirs du Congrès américain que le chef du gouvernement israélien pourrait agir avec le plus d'efficacité contre l'accord, en convaincant les sénateurs de ne pas le soutenir. La majorité républicaine au Sénat a déjà émis de sévères critiques contre la supension des sanctions, et ses meneurs pourraient convaincre des sénateurs démocrates de se joindre à eux pour voter contre l'accord et surmonter le véto présidentiel.

Contrôle des sites nucléaires iraniens, diminution drastique de la production d'uranium : les concessions de l'Iran doivent aboutir à la levée des sanctions économiques. Les termes de l'arrangement suffiront-ils à empêcher le pays de se doter de l'arme nucléaire ? L'Iran va-t-elle redevenir une nation fréquentable ? Est-ce une défaite de l'État Islamique, qui voit ses ennemis se rassembler contre lui ? Est-ce une victoire diplomatique d'Obama ? Et quels seront les liens futurs des pays de l'Occident, notamment de la France, avec la République persane ?

Vos questions dès 18h au 01 45 24 70 00 et dès maintenant sur le site de l'émission et les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, #telsonne

Invités :

Pierre Conesa , ancien haut fonctionnaire du Ministère de la Défense, spécialiste des relations internationales et stratégiques, maître de conférences à Sciences Po et à l'ENA

Camille Grand , directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique

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