Après des heures de débat, la loi Elan est adoptée. Maintenant, la part des logements accessibles aux personnes handicapées passe de 100 % à 10 %. Pour la majorité il s’agit de favoriser la construction, les associations font part de leur colère. Loi Elan, régression en matière d’accessibilité ? On en parle !

Signe d'invalidité
Signe d'invalidité © AFP / Garo/Phanie

Quatre-vingt-dix heures de débat, trois mille amendements étudiés, le projet de loi sur le logement baptisé « loi Elan » a été adopté cette semaine à l’Assemblée Nationale.

Ce projet de loi prévoit notamment : la vente de 40 000 logements sociaux par an, une lutte contre les marchands de sommeil, des sanctions accrues pour les locations types Airbnb, des transformations de bureaux en logement et le passage de 100 % à 10 % de logements neufs accessibles aux personnes handicapées. Au Téléphone Sonne c’est ce dernier point qui nous intéresse, ce soir. 

Malgré les critiques de la gauche comme de la droite, l’Assemblé a voté. Désormais seulement un dixième des logements seront construits aux normes d’accessibilité aux personnes en situation de handicap. Les 90 % restant seront des logements « évolutifs ».

Un risque de discriminions

Outre le fait que ce projet de loi met, de fait, un terme à l’accessibilité universelle ; une personne en situation de handicap peut se retrouver face à un propriétaire qui refuse de mener des travaux dans son logement pour l’accueillir.

La Loi Elan est-elle une régression en matière d’accessibilité pour les personnes handicapées ? On en parle, ce soir, avec Nicolas Mérille, Conseiller national pour l’accessibilité et la conception universelle à l’APF – France Handicap ; Richard Lioger, Député LREM de la Moselle, co-rapporteur de la Loi Elan ; et Eric Molinié, ancien président du Samu Social et de la Halde. 

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