Le 28 février, l'Académie a adopté le rapport sur la féminisation des noms de métier à une large majorité. Elle estime désormais qu'il n'y a "aucun obstacle de principe" sur ce sujet resté longtemps tabou sous la coupole. On en parle ce soir avec l'académicienne Danièle Sallenave et le linguiste Bernard Cerquiglini.

La féminisation des noms de métier

"Auteure" ou "autrice", "chèfe", "cheffe" ou "cheftaine" ? De nombreux cas particuliers ne sont pas encore tranchés, mais dans les grandes lignes, l'Académie est d'accord : elle ne voit "aucun obstacle de principe" à la féminisation des noms de métier.

Les sages ont voté le 28 février dernier sur cette question. Il s'agissait de se prononcer sur un rapport émanant d'une commission composée notamment de Danièle Sallenave, qui est notre invitée ce soir. Dans son rapport de vingt pages, la commission estime que "dans bon nombre de cas, l’usage est encore loin d’être fixé et qu’il continuera d’évoluer".

À la veille de l'ouverture de la semaine de la langue française et de la Francophonie, on parlera de notre rapport à la langue française. On abordera également un sujet qui fâche, celui de l'écriture inclusive.

Posez vos questions sur la féminisation des noms à nos invités au 01 45 24 7000 :

Bernard Cerquiglini, linguiste, professeur à l’université Paris-VII-Diderot, auteur de « Le Ministre est enceinte, ou la grande querelle de la féminisation des noms » (Seuil)

Danièle Sallenave, académicienne, écrivaine, auteure de « L’Eglantine et le muguet » (Gallimard)

Les invités
Les références
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.