A partir de samedi soir, toute l'Ile-de-France et huit métropoles françaises seront en couvre-feu de 21h à 6h du matin, et ce pendant au moins quatre semaines. A ce stade de l'épidémie, ces mesures sont-elles nécessaires ou inadaptées ? Quelles autres mesures faut-il prendre pour construire une stratégie cohérente ?

Après 21h, chacun chez soi et pas un chef dehors, sauf dérogation écrite. Comme au bon vieux temps du confinement. Pas de commerces, pas de services, pas de bars ni de restaurants, pas de fêtes privées au delà de 6 personnes. On remet le couvercle, comme titrait Libération ce matin. 

Cela ne concerne pas uniquement Paris mais aussi Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse. Parce que c'est le seul moyen de stopper l'avancée galopante du virus, et, disons le clairement même si ce n'est pas dit tel quel par le gouvernement, parce que l'économie (donc nous tous) ne se relèverait pas d'un deuxième confinement. 

On reconfine tout ce qui dépasse une fois qu'on a décidé de préserver le travail et l'école. Après les salles de sport, les piscines, une partie des bars et des restaurants, cela concerne tous les loisirs et les sorties.

Alors bien sûr on se pose la question de l'efficacité d'une telle mesure si matin et soir on est collés dans les transports en commun ou nombreux dans un amphi. Mais c'est cette marge qui nous permettra, espérons le, de ne pas passer un réveillon à 6 sans quitter notre immeuble. Et si on en croit les chiffres, les contaminations "de famille" sont celles qui contribuent le plus à répandre le virus. 

C'est un constat que d'autres ont fait aussi. Les belges sont en voure-feu dans plusieurs villes, les anglais à deux doigts d'y être, les espagnols ont reconfiné certaines villes... Même constats, même remèdes - avant "le" remède qu'on ne verra pas de si tôt, avant peut-être un meilleur traçage et des tests faits dans le bon ordre.

Couvre-feu, la dernière marche avant un confinement dont personne ne veut. Ou la mesure qui fait monter la colère d'un cran. Parlons-en.

Avec nous pour en parler et pour répondre à vos questions, Christine Rouzioux, virologue à l'hôpital Necker et Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Ile-de-France en charge du développement économique.

Toutes vos questions et vos témoignages au standard de Radio France - 01 45 24 70 00 -, sur l'application France Inter et par e-mail à l'adresse telsonne@radiofrance.com.

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