Le Téléphone sonne se connecte pour traiter des (in)compatibilités entre le numérique et l’écologie.

Et si le numérique était plus polluant que nos voitures ?
Et si le numérique était plus polluant que nos voitures ? © Getty / Westend61

Oubliée, cette légende comme quoi envoyer un mail serait moins polluant qu’une lettre cachetée par la poste ? Car si le transport routier dégage du CO2, et vient donc contribuer à saler la note de pollution de la planète, le numérique n’est pas en reste. S’il apparaît immatériel, il se révèle pourtant très consommateur d’énergie.

Mais savons-nous vraiment ce qui se cache derrière nos écrans quand on surfe sur le net ? Une réalité bien physique : data centers, serveurs informatiques, routeurs, sans parler des kilomètres de câbles de fibre optique. Et à chaque activité sur internet, son débit d’électricité : selon une récente estimation du Shift Project, visionner 10h de film haute définition consomme davantage de données que la lecture de l’intégralité des articles en anglais de Wikipédia. Exemple parmi tant d’autres, toujours est-il qu’il illustre bien une chose : à l’heure de la consommation de série sur les plateformes VOD, la facture électrique ne fait que s’allonger.

Consommation d’énergie, pollution de l’air lors de la fabrication de matériel numérique, amas de déchets électroniques à ce jour non recyclables (ou presque)… Bref, la liste des sources des pollutions engendrées par le numérique est longue.

Mais si le numérique pollue, il est toutefois possible d’en limiter les impacts. Individus comme entreprises, il existe des gestes simples pour lutter contre la pollution numérique : réduire les envois et le stockage des mails, ne pas changer de téléphone chaque année, limiter l’accumulation de données sur le cloud, car celles-ci consomment de l’électricité alors même que nous ne les utilisons pas….

Alors, Internet deviendra-t-il le plus gros pollueur de la planète ? En quoi le développement du numérique fait enfler la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre ?

Quels usages consomment le plus d’électricité ? Quel est l’engagement des géants du web en matière d’économie d’énergie ?

De quoi sont composés nos appareils numériques ? La transformation de matériaux nécessaires à leur fabrication pollue-t-elle beaucoup ? 

En tant qu’individus, comment pouvons-nous agir ? Et du côté des professionnel et entreprises ?

Est-ce possible d’améliorer le recyclage dans ces industries ? Si oui, comment y parvenir ?

Le numérique et l’écologie peuvent-ils seulement être compatibles ?

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Nos invités:

Raphaël Guastavi, Chef de service adjoint au service « Produits et efficacité matière » de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

Laurent Lefevre, Chercheur en informatique à l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), à l’ENS Lyon et au GDS EcoInfo.

Les invités
  • Raphaël GuastaviChef de service adjoint au service « Produits et efficacité matière » de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)
  • Laurent LefevreChercheur en informatique à l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA), à l’ENS Lyon et au GDS EcoInfo.
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