A la veille du débat parlementaire sur l’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne, le Téléphone Sonne s’attèle au CETA.

Approuvé en février 2017 par le Parlement Européen après plus de sept ans de négociations, entré en vigueur de manière partielle et provisoire depuis près de deux ans. Voilà où se trouve aujourd’hui l’accord économique et commercial avec le Canada, le CETA.

Pour être totalement reconnu, il s’apprête à franchir une nouvelle étape : la validation par les 38 assemblées nationales et régionales de l’Union européenne. Il doit donc être examiné à l’Assemblée nationale puis au Sénat.

Un accord de libre-échange qui concerne au total 510 millions d’Européens et 35 millions de Canadiens et qui supprime les droits de douanes sur presque la totalité des produits échangés entre les deux zones. Avec ses avantages et ses inconvénients.

D’un côté, une reconnaissance pour 143 produits européens d’origine géographique protégée, dont 42 français. De quoi sans doute rassurer les amateurs de camembert de Normandie ou de pruneaux d’Agen.

De l’autre, une agriculture canadienne accédant plus facilement au vieux continent et qui inquiète avec son arrivée massive de bœufs dopés aux antibiotiques.

Alors que les défenseurs du CETA lui vantent un effet très positif en France, pointant des exportations vers le Canada en hausse, agriculteurs comme écologistes, mais aussi l’ensemble des partis d’opposition et plus de soixante-dix organisations, s’en font les plus fervents détracteurs.

Ce traité de plus de 2300 pages ne fait donc pas l’unanimité et suscite des interrogations.

Les normes sociales et environnementales européennes seront-elles appliquées aux importations ? S’il y a fraudes pourra-t-on les bloquer ? Que penser des tribunaux d’arbitrage qui pourraient permettre aux multinationales de contester la décision d’un gouvernement ?

Vos témoignages et vos questions au 01 45 24 7000 (à partir de 18h) et par courriel à telsonne@radiofrance.com

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Nos invités :

Aurore Lalucq, Eurodéputée Place Publique, Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), économiste et Co-directrice de l'institut Veblen.

Jacques Maire, Député LREM des Hauts-de-Seine et rapporteur du projet de loi autorisant la ratification du CETA.

Les invités
  • Aurore LalucqEurodéputée Place Publique, Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), économiste et Co-directrice de l'institut Veblen
  • Jacques MaireDéputé LREM des Hauts-de-Seine
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