Existe-t-il vraiment, en France, des zones dans lesquelles les femmes seraient en insécurité ? Des quartiers dans lesquels elles seraient même "une espèce en voie de disparition" ?

Le mois dernier, une pétition a été lancée par des habitantes du quartier La Chapelle-Pajol à Paris. Dedans, elles expliquent que l'espace public y est devenu masculin à 90%, qu'elles se font harceler et qu'elles ont peur.

Depuis, le sujet a viré à la polémique politique en pleine campagne pour les législatives… Les uns accusant les pétitionnaires de racisme et de manipulation, les autres les accusant de « déni de réalité »… Les autorités, elles, ont promis d’agir, notamment en déployant plus de policiers sur la voie publique.

Quant à la nouvelle secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, elle s’est rendue de nuit dans le quartier au début de la semaine pour démontrer, à sa façon, qu’il n’y avait pas de zone de non-droit.

Alors, ce soir, au-delà du cas de ce quartier parisien, on ouvre le débat sur France-Inter. Y a-t-il, oui ou non, des zones hostiles aux femmes ? Des endroits où elles ne sont pas les bienvenues, des endroits où elles seraient en danger et, si oui, pour quelles raisons ?

Avec nous pour en débattre :

- Suzy Rojtman, porte- parole du Collectif pour les Droits des Femmes.

- Chris Blache, co-fondatrice du cercle de réflexion et d’action « Genre et Ville ».

- Céline Pina, auteur de l'essai Silence coupable (Kero), et cosignataire d'une tribune parue dans le Figaro intitulée "L'aveuglement des élus sur le choc des cultures".

- Fatima Benomar, porte-parole de l’association « les Effrontées » qui a cosigné une tribune parue dans l'Humanité intitulée "Madame Badinter, allez porter une robe à fleurs à l'Assemblée", en réponse à Elisabeth Badinter qui avait dit quelques jours plus tôt dans le Point "Allez mettre une jupe dans certains quartiers".

On le voit, le sujet est sensible. On en débat, ce soir, au Téléphone sonne.

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