Marche pour le climat, « rentrée » des gilets jaunes à Nantes, appels des organisations syndicales... La contestation éclate de toute part en cette rentrée politique, catalysée par la future réforme des retraites. Comment apaiser la fronde qui s'étend ?

La contestation éclate de toute part en cette rentrée politique en France
La contestation éclate de toute part en cette rentrée politique en France © AFP / LAURE BOYER / HANS LUCAS

Les syndicats sont en ordre de bataille. En cause, la réforme des retraites, présentée dans ses grandes lignes par un rapport du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye le 1er septembre. Elle prévoit un régime universel et incite à l’allongement du temps de travail– en 2018, l'âge moyen de la retraite avoisinait les 63 ans. Le projet de loi vient alimenter la grogne sociale généralisée qui s'élève depuis le début du quinquennat.

Fait inédit : les professions libérales se sont réunies en syndicat pour emboîter le pas aux employés de la RATP. Vendredi dernier, la grève massive des agents du réseau francilien avait immobilisé la capitale. Un mouvement d'une ampleur sans précédent depuis vingt ans. Une mobilisation globale est prévue à Paris ce 21 septembre, avec des convergences inédites entre corps de métiers.

Cette rentrée promet donc d'être épineuse pour le gouvernement en place, avec la crainte d'une grande grève qui paralyserait le pays, rappelant les événements de 1995. Pour répondre à la colère, Edouard Philippe promet un temps de concertation, sous forme de consultations publiques et d'une plateforme numérique. Le gouvernement doit-il faire marche arrière sur la réforme ? Cela suffirait-il pour mettre fin à la colère généralisée ? 

Les invités
  • Françoise FressozEditorialiste politique au Monde
  • Éric HeyerDirecteur du département analyse et prévision de l’OFCE, Observatoire Français des Conjonctures Économiques
L'équipe
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