Le maire reste l’élu de référence pour une majorité de Français. Mais les électeurs sont-ils vraiment acteurs de la vie politique locale ? À l’occasion des Assises de la citoyenneté du journal Ouest France, nous parlons de démocratie locale, et des façons de mieux associer les citoyens aux processus de décision.

Comment améliorer la démocratie au niveau local. Ici la façade de la mairie de la commune de Séguret (Vaucluse).
Comment améliorer la démocratie au niveau local. Ici la façade de la mairie de la commune de Séguret (Vaucluse). © Getty / Daniele Schneider

Dans huit semaines, temps fort de la démocratie locale : les citoyens choisiront leurs 500 000 conseillers municipaux. Un scrutin décisif dans l’organisation de la vie politique locale, celle qui concerne le plus directement les électeurs. Mais aussi pour le gouvernement, alors qu’Emmanuel Macron a tenté récemment de renouer des liens avec les élus locaux, et a fait passer un texte qui améliore leur statut.

Le maire est une figure centrale de la vie politique, et l’élu le plus apprécié des citoyens. 2 Français sur 3 déclarent avoir confiance en leur édile. A l’échelon local, ses pouvoirs sont importants – préparation des budgets, pouvoirs de police -, et la charge de travail qui en découle peut être lourde. D’où ce malaise des maires qui grandit depuis le début du quinquennat.

De l’autre côté, beaucoup plaident pour une plus grande implication des électeurs dans la politique locale, une meilleure formation aux problématiques citoyennes. Certaines expériences, innovantes, sont testées à l’échelle des communes, pour associer les citoyens aux décisions. En région Occitanie, on expérimente le premier budget participatif régional du pays ; à Mulhouse, un théâtre législatif a été lancé avec les habitants…

Nous en parlons à l’occasion des Assises de la citoyenneté du journal Ouest-France, qui se tiennent à Rennes aujourd’hui et demain.

Que dire de notre fonctionnement démocratique actuel ? D’où vient le malaise des maires ? 

Comment favoriser la participation des citoyens aux décisions qui les concernent, à l’échelle de leur commune ? 

Que prévoit la loi pour faire mieux participer les citoyens ? Les dispositifs sont-ils suffisants, sont-ils bien utilisés ? 

Faut-il expérimenter de nouvelles méthodes à l’échelle locale ? L’échelle municipale est-elle la bonne échelle pour revivifier la démocratie ?

Avec nous pour en parler

Julien Talpin, chargé de recherche en science politique au CNRS. Enseignant à l’université de Lille. Co-directeur du groupement inter-scientifique Démocratie et Participation

Enora Conan, ingénieure en aménagement et développement du territoire, co-fondatrice du Laboratoire Démocratie Ouverte

Martial Foucault, politologue, directeur du Cevipof, le centre de recherche de Sciences Po

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Les invités
  • Julien TalpinChargé de recherches au CNRS/CERAPS
  • Enora ConanCo-fondatrice du laboratoire "Démocratie ouverte", collectif d'innovation démocratique
  • Martial FoucaultProfesseur des Universités de Sciences Po et directeur du CEVIPOF
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