Les débats sur la violence et le racisme dans la police, relancés par l'affaire Georges Floyd, atteignent aussi la France. La nécessité d'une réforme profonde de l'institution policière est de plus en plus questionnée.

La vidéo de l’assassinat de Georges Floyd par l'officier de police Derek Chauvin a fait le tour du monde. Des rassemblements massifs ont été organisés dans plusieurs pays pour dénoncer les violences policières et le racisme. A l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme mort en 2016 suite à son interpellation, plus de 20 000 personnes se sont réunies devant le Palais de Justice à Paris, mardi 2 juin.

En réaction aux mouvements de contestation, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner a annoncé des réformes lundi 8 juin. La méthode d’interpellation dite de l'étranglement devrait être interdite prochainement, jugée trop dangereuse, et tout acte ou propos à caractère raciste sera sanctionné par une suspension.

Le débat est houleux. Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon plaide pour « une police aussi désarmée que possible ». Dans son dernier rapport, le défenseur des droits Jacques Toubon dénonce la « discrimination systémique » d'un commissariat du XIIe arrondissement de Paris et appelle à « une traçabilité des contrôles d'identité ». L'IGPN, la police des polices, est elle aussi critiquée pour son manque d'indépendance vis à vis du ministère de l'intérieur.  

Les invités
  • Christophe KorellAncien officier de la Police Judiciaire et président fondateur de l’association « Agora des citoyens, de la police et de la justice »
  • Jacques de MaillardProfesseur de science politique à l'Université de Versailles-Saint-Quentin et directeur du Centre de recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales
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